Incarnation focus

MINDSET — SRPA (STOP RÉSOLUTION, PASSE À L’ACTION)

Tu n’as pas besoin de vitesse, mais de direction

Dans un monde qui valorise l’urgence, la rapidité et la performance visible, beaucoup de professionnels confondent mouvement et progression.
Pourtant, avancer vite sans direction claire mène souvent à l’épuisement, à la dispersion et à une perte de sens durable.

Si tu te reconnais dans cette impression de courir sans vraiment savoir vers quoi, cet article est une invitation à ralentir juste assez pour retrouver l’essentiel : la direction.

Une étude récente révèle que 76% des professionnels se sentent « constamment occupés » mais admettent terminer leur semaine sans avoir le sentiment d’avoir progressé sur leurs véritables priorités. Ce paradoxe de la productivité moderne est le symptôme d’un mal plus profond : nous avons surinvesti la vitesse au détriment de la clarté.

Dans les lignes qui suivent, nous allons déconstruire pourquoi la clarté et la direction comptent infiniment plus que la vitesse, particulièrement dans les périodes de transition professionnelle.

Vitesse : une illusion de maîtrise

La vitesse rassure. Elle donne le sentiment d’être actif, engagé, performant. Dans notre culture d’entreprise, l’agenda rempli est souvent porté comme un badge d’honneur, une preuve de notre indispensabilité. Mais dans les phases de transition — qu’elles soient professionnelles ou personnelles — aller vite devient souvent une stratégie d’évitement sophistiquée.

Aller vite permet de ne pas trop ressentir l’inconfort du vide, de repousser les questions de fond existentielles (« Est-ce que ce job a encore du sens pour moi ? »), et d’éviter le face- à-face redouté avec ce qui demande un vrai positionnement.

48%

des cadres déclarent être proches du burnout non pas par excès de travail, mais par perte de sens et manque d’alignement avec leurs valeurs (Étude Deloitte).

L’agitation devient alors un refuge. On répond aux emails dans la seconde, on multiplie les projets annexes, on sature l’espace mental. C’est ce que l’on appelle la « fuite en avant ». On court pour ne pas avoir à s’arrêter et constater que l’on fait fausse route.

« Si l’échelle n’est pas appuyée contre le bon mur, chaque échelon que nous gravissons nous rapproche plus vite du mauvais endroit. »

STEPHEN COVEY

Prenons l’exemple de Marc, directeur commercial que j’ai accompagné. Marc était l’incarnation de la vélocité : réactif, décisionnaire, toujours en mouvement. Pourtant, il ressentait un vide grandissant. Il multipliait les actions pour compenser une angoisse latente : celle de réaliser qu’il ne voulait plus être directeur commercial. Sa vitesse n’était pas un moteur de croissance, mais un anesthésiant contre la réalité de sa nécessaire reconversion professionnelle.

Pourquoi tu te sens bloqué malgré tous tes efforts

Beaucoup de personnes accompagnées dans le cadre du programme SRPA (Stop Résolution, Passe à l’Action) arrivent avec le même constat douloureux : elles font beaucoup, elles s’épuisent à la tâche, mais n’avancent pas là où elles le souhaitent vraiment.

Le problème n’est pas un manque de compétences, de volonté ou d’énergie. C’est un excès de solutions appliquées sans vision claire. C’est ce que j’appelle le syndrome du « faire pour faire ». Quand la direction n’est pas posée, chaque action devient coûteuse énergétiquement car elle ne capitalise sur rien.

Les 4 signaux que tu manques de direction (et non de vitesse)

Imaginez Sophie, une entrepreneure brillante. Elle lançait une nouvelle offre tous les trois mois, changeait de cible marketing chaque semaine, refaisait son site web deux fois par an. Elle allait très vite. Mais son chiffre d’affaires stagnait. Pourquoi ? Parce que la somme
de vecteurs de directions opposées est égale à zéro. Elle faisait du surplace à haute vitesse.

La direction : un repère, pas une pression

Il existe une confusion fréquente chez mes clients : ils craignent que définir une direction ne les enferme. « Si je choisis une voie, je renonce aux autres ». C’est l’inverse qui se produit. Ne rien choisir, c’est subir le choix des autres.

Avoir une direction ne signifie pas tout savoir à l’avance ni avoir un plan quinquennal gravé dans le marbre. C’est définir un cap suffisamment clair pour guider les choix quotidiens, sans figer le chemin. C’est une boussole, pas une carte ferroviaire.

La véritable direction repose sur des éléments profonds, bien au-delà des objectifs SMART classiques :

C’est ce travail de fond, souvent négligé car invisible, qui permet ensuite une action juste et durable.

Méthode : Comment définir sa direction en 3 étapes

Pour passer du flou à la clarté, voici un exercice de discernement :

1. Clarifier l’Identité (Qui ?) : Au lieu de demander « Que dois-je faire ? », demande-toi « Quelle personne je souhaite devenir à travers cette transition ? ». Si tu veux être un leader serein, tes actions doivent refléter la sérénité, pas l’urgence.

2. Identifier les Zones d’Impact (Où ?) : Où apportes-tu le plus de valeur avec le plus de fluidité ? La direction juste se trouve souvent à l’intersection de ta compétence unique et de ton plaisir.

3. Formuler une Intention (Vers quoi ?) : Remplace l’objectif chiffré par une intention directionnelle.
Exemple : « Je veux gagner 10k€ ce mois-ci » (Objectif/Pression) devient « Je veux orienter mon activité vers des clients qui valorisent mon expertise stratégique »
(Direction/Repère).

Ralentir pour aller juste : la puissance du recul stratégique

Ralentir n’est pas renoncer. Dans notre société, le ralentissement est suspect, synonyme de paresse ou d’échec. Pourtant, c’est créer l’espace nécessaire pour discerner. C’est sortir de la réaction automatique pour entrer dans la décision consciente.

Dans le processus SRPA, cette étape est centrale et non négociable. Nous suivons un cycle précis pour transformer l’agitation en progression :

Le Cycle d'Alignement SRPA

1. STOP (Arrêt de l’urgence) : Créer une rupture avec le quotidien frénétique. Accepter de ne pas « faire » pendant un temps donné pour observer.

2. CLARIFIER (Retour à la direction) : Reconnecter avec ses aspirations profondes, nettoyer les injonctions extérieures (« je dois », « il faut »).

3. RECALIBRER (Ajustement de la posture) : Aligner son état d’esprit et son identité avec la nouvelle direction.

4. ACTION (Mouvement juste) : Poser des actes qui servent la direction. Ici, la vitesse revient, mais elle est au service du sens.

« La direction compte plus que la vitesse.
Beaucoup vont nulle part, très vite. »

JAMES CLEAR

Le ralentissement intentionnel est un investissement. C’est le temps que prend l’archer pour tendre son arc et viser. Ce temps « perdu » en apparence est celui qui garantit que la flèche atteindra la cible. Sans ce temps d’arrêt, tu tires des flèches au hasard en espérant toucher quelque chose.

Les 3 erreurs qui t'empêchent d'avoir une direction claire

Même avec la meilleure volonté, certains pièges mentaux sabotent la recherche de direction :

1. Confondre clarté et certitude absolue
Tu attends d’être sûr à 100% avant de bouger. C’est impossible. La clarté vient dans l’action, pas dans la pensée seule. Tu as besoin de direction (le Nord), pas de la destination exacte (les coordonnées GPS précises).

2. Chercher la « direction parfaite » (Paralysie de l’analyse)
La peur de se tromper de voie paralyse. Rappelle-toi : aucune direction n’est irréversible. Choisir une direction imparfaite vaut mieux que de rester immobile à un carrefour en attendant une révélation divine.

3. Vouloir tout changer en même temps
Changer de job, de ville, de rythme et de style de vie simultanément crée un vertige qui pousse… à retourner vers le connu (la vitesse habituelle). Une direction se prend un pas après l’autre.

FAQ - Questions Fréquentes sur la Direction vs Vitesse

Quelle est la différence fondamentale entre vitesse et direction dans une transition professionnelle ?

La vitesse mesure la rapidité de vos actions (nombre de CV envoyés, d’heures travaillées). La direction mesure la pertinence de ces actions par rapport à votre vision de vie. La vitesse sans direction est une agitation ; la direction sans vitesse est une intention. L’objectif est l’alignement des deux.

Le manque de motivation est souvent un symptôme, pas la cause. Si vous êtes fatigué mais satisfait, vous manquez de repos. Si vous êtes fatigué et vide de sens, vous manquez de direction. L’ennui ou la procrastination sont souvent des signaux que votre direction actuelle ne nourrit plus vos valeurs.

Absolument, c’est l’état de « Flow » ou de haute performance saine. Une fois la direction clarifiée et la posture recalibrée (phase SRPA), vous pouvez accélérer. La vitesse devient alors productive et non plus un mécanisme de fuite.

Cela ne se fait pas en une heure. C’est un processus de maturation. Dans le programme SRPA, nous consacrons plusieurs semaines à la phase de clarification avant de lancer les plans d’action massifs. Il vaut mieux investir un mois pour trouver la bonne voie que perdre cinq ans sur la mauvaise.

C’est normal et sain. Votre direction évolue avec vous. L’important est de développer l’agilité nécessaire pour pivoter sans culpabiliser. Le but d’une direction n’est pas d’être rigide, mais de fournir un critère de décision pour l’instant présent.

Arrêter de chercher la bonne solution immédiate, pour construire une direction alignée.

Et si tu n’avais pas besoin d’en faire plus, mais d’y voir plus clair ?

Le programme SRPA – Stop Résolution, Passe à l’Action est conçu pour les professionnels en transition qui souhaitent retrouver clarté, direction et cohérence, avant de passer à l’action.

Catégorie

Décision

Tags

avant une décision

confusion

personne en transition

Sens

SRPA